Solidarité : Quand des lycéens du centre parisien socialement plus favorisés bloquent leur propre lycée parce qu’ils ont constaté sur les réseaux sociaux que leurs homologues de la périphérie urbaine demandent des profs, du personnel, des toilettes, du chauffage et de l’air frais, l’abrogation d’un système de tri et de sélection qui stresse tous les lycéens… Solidarité encore, car en dénonçant leurs conditions de vie de lycéen, ils mettent aussi en lumière l’injustice et le handicap social dès la première année de collège quand le rapport PISA 2026 de l’OCDE met en évidence des collégiens qui ont des difficultés pour lire et comprendre un texte.Engagement : Quand des adolescents de 15 ou 16 ans bloquent leur lycée pour dire NON et exigent qu’on écoute leurs revendications. Engagement encore quand ils se lèvent à 5h30 du matin pour organiser collectivement et pacifiquement leur blocus, fabriquer les panneaux et les tracts et finissent leur soirée dans une AG de coordination lycéenne à l’autre bout de Paris.
Revendication : Quand on dénonce l’abandon et le sous-investissement dans la jeunesse et l’éducation orchestré par un État de plus en plus libéral et maintenant autoritaire. Revendication encore quand le premier acte collectif vise à dire non car « on exige une autre politique »
Associationnisme : Au-delà des images du mouvement social lycéen discrédité par les violences scénarisées à dessein, il y a un autre regard, plus instructif, à porter sur la jeunesse.
Pendant que nous écrivons ces lignes, une soixantaine de jeunes animateurs sportifs bénévoles se forment, toute la semaine, à l’animation bénévole des enfants qu’ils animent tout l’année à Vitry ou à Arcueil. Solidaires et engagés, ils le sont en actes.
L’associationnisme est un espace favorable pour une jeunesse qui ne demande qu’à pouvoir exercer sa citoyenneté, à revendiquer ses droits et à construire une autre politique utile à l’intérêt général.