Et si le sport n’existait pas? Les Vœux du comité FSGT 94 pour 2026

Si le sport n’avait pas existé, jamais un être humain n’aurait couru avec un ballon entre les jambes, grimpé à vélo les plus hautes routes, produit des saltos la tête renversée ou escaladé les plus hautes montagnes…entre autres.

Accéder à la culture des activités physiques et sportives, c’est développer des habiletés motrices, énergétiques, techniques, stratégiques et tactiques. C’est accéder à un répertoire culturel accumulé tout au long de l’histoire des activités physiques et sportives. L’Être Humain est fait pour bouger, s’émouvoir et interagir avec les autres. La vie associative sportive en France en est devenu le terrain de jeu principal là où le marché privé n’avait pas encore tissé sa toile.

La vie associative sportive défendue par la FSGT, c’est s’approprier et inventer la culture sportive en associant les pratiquants à la conduite de leur activité. Aussi, c’est développer du pouvoir d’agir collectivement et ainsi produire de la solidarité entre les différentes catégories sociales. C’est surtout pour les milieux populaires, aider les individus à s’émanciper du modèle de la marchandisation des pratiques.

Le développement des salles privées de fitness ou d’escalade fabrique t-il plus de sportifs et sportives ? Sachant que le taux d’abandon après inscription est proche de 50 % et qu’en moyenne, les personnes inscrites y vont quatre fois par an seulement? Est ce que l’on y fabrique de l’engagement et des solidarités de classes sociales et de générations?

Nos vœux pour 2026

  • Des politiques publiques de soutien au développement du sport pour tous associatif : Celui qui se pratique, se vit et s’organise avec la population et les adhérents.
  • Un souhait particulier à l’occasion des prochaines municipales : ne pas confondre l’ouverture d’une salle privée de fitness, escalade ou de five avec une action en faveur du sport de la population. Au mieux on parlerait là de développement économique.
  • Du commun, plus de commun et de solidarité. Parce qu’ensemble et avec ses adhérents, le sport associatif peu cher et accessible à toutes et tous est plus facile à organiser, plus utile pour les individus et qu’il fabrique du lien social.
  • De l’engagement associatif dans les clubs et pour toutes les couches sociales : le système sportif et associatif repose d’abord sur ses bénévoles. Des bénévoles dont la motivation ne repose pas sur l’intérêt financier mais sur leur besoin de se sentir utile pour eux-mêmes et pour les autres.
  • Des créneaux d’installations pour les pratiques populaires non sélectives… à égalité de reconnaissance avec les pratiques de compétition basées sur la sélection des meilleurs. Parce que sans installations sportives adaptées et accessibles, pas de développement possible pour la majorité de la population.

Bonne Année 2026