Les derniers forums de reprise de saison dans les associations sportives du Val de Marne ont vu les listes d’attente se remplir. Ici, c’est une section Gymnastique qui a rempli 20 pages de listes d’attente. Là, c’est une section Basket qui a vu une queue continue pour les inscriptions tout au long de la journée. Ailleurs, ce sont des sections qui avaient déjà procédé aux réinscriptions avant même les congés d’été et qui n’avaient plus de places début septembre.
L’engouement suscité par le formidable spectacle sportif des JO va-t-il produire les 2 millions de licenciés supplémentaires escomptés par la Ministre des Sports ? Face aux listes d’attente deux types d’attitude opposées cohabitent dans les clubs : d’un côté, on enregistre les listes d’attente en attendant au mieux un adhérent qui abandonne son inscription…De l’autre, on pousse les murs, on ouvre d’autres créneaux et on va chercher des animateurs bénévoles en s’engageant à les former… jusqu’à ce que les installations ne suffisent plus.
Si les vocations naissent devant l’écran et les exploits des athlètes, la culture sportive et la pratique sportive tout au long de la vie pour toutes les catégories de la population dépendent de 4 facteurs essentiels : des animateurs, des installations sportives, des coûts d’inscription abordables et des contenus d’activités adaptés aux motivations et aux besoins des différents publics.
Si la France a démontré son savoir faire pour organiser des évènements sportifs, et à l’heure où le Président de la République a annoncé vouloir faire du 14 septembre la fête annuelle du sport, faut-il se contenter du spectacle sportif et de la fête pour faire une politique de développement de la pratique populaire du sport ? On en doute…